Dilandu

I'm dissatisfied, which means, I exist.
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Hello! I'm currently searching the data about this little guy:

2457_bombe.bht.jpg

2457_Quizz730.jpg



This is BHT-38 (Bombe Hurel-Turck) radio-controlled glide bomb, designed for French military shortly before World War 2. It was supposed to have a weight about 160 kg. Some examples were tested in 1940, but Fall of the France paused the development (albeit it seems that French engineers, who worked on BHT-38, suspected that Germans stole their ideas to use in German guided bombs). After the liberation, works on the bomb resumed, but after several tests in 1945 it became obvious that it became obsolete, and so the project was discontinued.

Does anyone have any additional information about this weapon? I firstly found mention about BHT-38 in "The True Beginnings of French Astronautics 1938-1959" by P. Jung. The bomb is also mentioned in "LeO-45, Amiot-350 et autres B4, de Jean Danel et Raymond Cuny". And, there are several websites and forums where I managed to find some additional photos of the bomb itself and carrier planes:

https://www.39-45.org/viewtopic.php?f=65&t=48759

http://aviateurs.e-monsite.com/pages/de-1939-a-1945/evasions-du-so-90.html

I'm trying to find any additional information about that weapon, particularly about its radio guidance system.

P.S. It seems that the bomb existed in at least two versions - the stub-nose one (which is on the above picture), and the one with Pitot tube:

24250671_m.jpg


I suspect that the latter is the 1945 version, because it is also presented in that configuration on the illustration in "LeO-45, Amiot-350 et autres B4":
 

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    LeO BHT.png
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Managed to find this photo:

24250671_m.jpg


(sorry for poor size, have no better).

Seems that it is late-type BHT-38, with pointy nose. Interesting to see that operator is using the control station, obviously designed for plane deployment.

Unfortunately, still no luck about any kind of precise data... :(
 
From ""LeO-45, Amiot-350 et autres B4, de Jean Danel et Raymond Cuny". The LeO No 493, used for BHT testing after war. Also, the internal view of BHT-38 operator control station in the bombardier cabin.

P.S. From "Les dossiers secrets de la marine: Londres-Vichy 1940-1944" I found some data about this weapon which might explain the difference between 1938 and 1944 models. The 1940 tests showed that turbulence around the plane hull tended to destabilize the weapon after launch. So, the pointy nose of 1944 model might be an attempt to solve that problem.
 

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Managed to find this photo:

24250671_m.jpg


(sorry for poor size, have no better).

Seems that it is late-type BHT-38, with pointy nose. Interesting to see that operator is using the control station, obviously designed for plane deployment.

Unfortunately, still no luck about any kind of precise data... :(
Myabe mine is better.
 

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No.but i have this for you
 

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If I may, from the looks of it, this air to surface (anti-ship?) project, one of the first one, if not the first one in France, was launched in 1938. The main players were Maurice Hurel, the technical director of the flying boat maker Chantiers Aéro-Maritimes de la Seine (CAMS), by then integrated within the Société national de constructions aéronautiques du Sud-Est (SNCASE), for the airframe, and Jean Turck, an engineer with a radio-electric equipment company by the name of Bougault, for the guidance system.

After some trials with a small prototype built by CAMS, at Vincennes, near Paris, some government organization signed a development contract, which involved the Armée de l'air and the Marine nationale, in the spring of 1939. By then, the weapon was known as the BHT-38 for Bombe Hurel-Turck 1938.

The Société anonyme des Avions Caudron may, I repeat may, have completed a dozen prototypes before the 1940 armistice was signed.

Trials had begun around April 1940 at the Aéronautique navale base of Fréjus-Saint Raphaël, on the Mediterranean. The bombs were guided from a nearby hill. All prototypes were destroyed in June, after the signing of the Armistice.

Turck and Hurel having fled to Algeria by air in 1943, the former allegedly supervised the fabrication of a BHT-38s, which was carried aloft for trials held in 1943-44.
 
Last edited:
Hi, Is there any similar British ww2 projects? British Glide bombs, British bombs or missiles with guidance,British rockets or bombs with wings to increase the range...?
 
The "little history" around the Hurel-Turck bomb (excerpt from "Société Anonyme de Télécommunications - Un siècle d'aventure humaine et industrielle" ISBN 978-2-95331552-0-2)

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Les origines des établissements TURCK

En 1938, la Grande-Bretagne et la France viennent de signer un désastreux traité avec l'Allemagne.
Maurice HUREL (pilote et ingénieur),qui est passé par l'école Navale et SUPAÉRO, dirige l'usine d'hydravions CAMS (Chantiers Aéro Maritimes de la Seine). Il propose un engin volant pouvant être amené sur sa cible sans équipage à bord. Son projet est aussitôt pris en considération par la Défense Nationale. Mais il n'existe pas de firme disponible pour concevoir et réaliser un système de pilotage et de guidage à distance :l'ensemble de l'industrie radioélectrique professionnelle est entièrement mobilisé par les commandes militaires.
S'adressant à des entreprises plus modestes travaillant pour le grand public, Monsieur HUREL trouve rue des Pyrénées un technicien qui, dans le laboratoire des Établissements BOUGAULT, commence a expérimenter la modulation de fréquence alors à ses débuts. C'est un nommé Jean TURCK, âgé de 27 ans, diplômé du Conservatoire des Arts et Métiers, qui rapidement conçoit un système d'asservissement de position. Les expérimentations en présence des autorités scientifiques de la Marine Nationale sont satisfaisantes. Un marche de prototypes est immédiatement passé pour quelques bombes volantes (BHT 38) devant être largués d'un avion porteur, type bombardier. La mobilisation générale en l'été1939 disperse les équipes. Mais à la fin de l'année les travaux reprennent chez CAUDRON pour la partie aéronautique et chez de ROUMEFORT à Saint-Ouen pour la partie télécommande.
En avril 1940, ce matériel est réceptionné avec succès au CEPA (Centre d'Expérimentation des Prototypes Aéronavals à Saint Raphaël, dirigé par le Commandant NOMY. L'ingénieur des constructions navales chargé du suivi de ces essais s'appelle Jules MOCH, homme politique connu. L'armistice de juin 1940 met fin à ces travaux, le matériel est détruit et immergé. Les équipes se dispersent.
Le gouvernement de VICHY rassemble à Cannes, dans l'hôtel Continental, les meilleurs techniciens de l'aéronautique française, sous la houlette de Monsieur HUREL devenu Directeur Technique de l'Aviation Civile. Sa mission est de préparer les avions civils d'après-guerre. Une soufflerie avec un tunnel de 3 mètres de diamètre est construite sur le terrain de tennis jouxtant l'hôtel Continental (elle sera encore utilisée 30 ans plus tard pour les essais à basses vitesses d'une maquette de CONCORDE !) Là, sont étudiés plusieurs avions dont le S0 6000, le premier avion à réaction français. Si celui-ci demeure sur le papier, d'autres sont mis en construction à l'ex-usine ROMANO, sur l'aéroport de Cannes-Mandelieu tels le SO 30 et le SO 90.
Cannes est en zone occupée par les Italiens qui laissent faire. Mais après l'occupation de la zone sud en novembre 1942, les Allemands voient d'un mauvais œil cette activité. Maurice HUREL propose à Jean TURCK d'utiliser le SO 90(futur CASSIOPEE), pas tout à fait terminé, pour traverser la Méditerranée et rejoindre la France libre. Ceci se réalise le 16août 1943, avec un équipage de neuf passagers, à l'occasion d'un "prétendu" essai de roulage. En fait, HUREL, décolle au dessus de l'usine et met le cap au Sud, à bord d'un prototype non achevé, au tableau de bord incomplet et sans hydraulique de train !C'est donc, train sorti et volant à basse altitude pour échapper à la chasse allemande prévenue, mais un peu lard par la garde italienne initialement interloquée, que le SO 90 fait son premier vol d'essais : une longue ligne droite de 3 heures... Ce n'est qu'à l'arrivée à Philippeville en Algérie qu'un premier virage est tenté afin de se poser. Mais le message de la Résistance prévenant de l'arrivée de l'appareil n'est pas parvenu, et seule la présence d'esprit d'un français permet d'éviter l'intervention de la DCA !
Monsieur HUREL, capitaine de corvette est alors intégré à l'État Major de l'Aéronautique Navale libre à Alger, commandée par l'Amiral NOMY. Jean TURCK est élevé au grade de lieutenant de vaisseau, avec la fonction de collaborateur scientifique, qu'il partage avec le professeur Yves ROCARD.
Dès 1941, le gouvernement de VICHY avait accordé aux Allemands l'autorisation d'utiliser les brevets classés secret défense pris par Monsieur BOUGAULT, l'employeur de Jean TURCK. Alors le gouvernement allemand confie à HENSCHEL l'exploitation des brevets en vue de perfectionner un engin téléguidé"Hs293" lancé depuis un bombardier DORNIER. Celui-ci coule assez régulièrement, en Méditerranée, les Liberty Ships apportant, depuis l'Afrique du Nord, les matériels nécessaires aux débarquements prévus en Sicile, en Corse, puis en Italie.
Les services de renseignement britanniques, ayant récupéré un engin non explosé, demandent à Jean TURCK, inventeur du système de téléguidage, de concevoir la contre-mesure radioélectrique adéquate. On travaille vite en cette période où chaque jour compte. Un laboratoire est créé à Londres, au sein des Forces Navales Françaises Libres. La parade est rapidement trouvée, en envoyant des contre-commandes à partir des puissants émetteurs existant sur les navires. Des fin 1943, les engins sont déviés systématiquement vers la droite à l'approche des navires; ils sont désormais hors d'état de nuire.
Après la Libération, le commandant HUREL veut poursuivre les expériences de télécommande d'avions et engins. En novembre 1944, l'ensemble de ces activités est transféré au sein des Constructions Navales à Cuers-Pierrefeu, près de Toulon.
Dés sa démobilisation, Maurice HUREL crée la Société HUREL-DUBOIS à Vélizy. A la même époque la DCAN (Direction Centrale des Constructions Navales) demande à Jean TURCK de créer sa propre entreprise, en lui promettant les marches d'études nécessaires.
 
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